le COVID-19 et la continuité pédagogique
Article mis en ligne le 18 mars 2020
dernière modification le 21 mars 2020

par Michel Suquet

Notre Bureau National évoque, dans un message paru hier, le 17 mars 2020, les problèmes que nous sommes en train de résoudre, chacun à son niveau, pour assurer la continuité pédagogique avec nos élèves.

Tous, nous revoyons entièrement, avec plus ou moins de facilités et selon les moyens dont nous disposons, nos organisations pédagogiques pour garder ces liens indispensables avec nos élèves pour la transmission des connaissances. Ce n’est pas rien et oblige pour l’avenir.

Et beaucoup de collègues sont confrontés à des problèmes inattendus et, sans s’en rendre compte car peu de collègues ont une formation solide dans ce domaine, choisissent parfois des solutions qui ne respectent pas les droits concernant la protection des données personnelles : comptes gratuits sur des plateformes dont les logiciels ne sont pas libres, quid des données des élèves, de leurs productions,… Cela dans l’urgence car les moyens mis à notre disposition tels que les ENT (Espace Numérique de Travail) ont été débordés par l’affluence des premiers jours… Et surtout l’imprévoyance des responsables de ces ENT, pourtant ce genre de problème est connu, non ?

Heureusement que les sites des établissements, gérés par les DSI (Direction des Systèmes Informatiques), tiennent le coup [1]. Et deviennent une solution de replis pour garder à tout prix cette fameuse continuité pédagogique, lien indispensable avec nos élèves [2].

Ce message évoque aussi l’après-covid-19 : il faudra en tirer des enseignements profonds car nous avons besoin que l’on nous fasse confiance, nous professeur⋅e⋅s, et que l’on ne nous impose des réformes qui compliquent singulièrement le cœur de notre métier : la transmission des connaissances. Notre métier doit rester un métier d’artisan, au sens noble du terme.

C’est aussi, pour reprendre le message du Bureau National de l’APMEP, « l’occasion de souhaiter bon courage à tout le monde. Restez autant que possible chez vous afin de permettre aux soignant⋅e⋅s de s’occuper des personnes malades. Pensée toute particulière pour les collègues qui accueillent les enfants du personnel médical ».